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Publié par AVP

Une entrée en poésie

Une entrée en poésie

L’école de l’Image à la Plomberie

Du 25 mars au 3 avril une vingtaine d’étudiants de l’Ecole Supérieure d’Art de Lorraine ou Ecole de l’Image d’Epinal ( ESAL) ont investit la Plomberie sur invitation de la Lune en Parachute pour exploiter le sujet du merveilleux et le transformer à leur goût.

Salomé et ses petits bonhommes ou la patate
Salomé et ses petits bonhommes ou la patate

Salomé et ses petits bonhommes ou la patate

Dépaysement assuré

Vidéo, sculpture, peinture, photo, dessin, céramique, gravure… Tout le panel de savoir-faire acquis à l’ESAL pendant 3 ans est mis en image à la Plomberie par les jeunes artistes. Dés l’entrée vous butez sur un mur de kakemonos blancs avec des toutes petites phrases sérigraphiées toutes plus intrigantes les unes que les autres comme « c’est comme lorsqu’on arrive au rond-point de l’Etoile à Paris, t’as plus qu’à fermer les yeux et avancer » ou « Pourquoi les moments de contemplation devraient ils seulement avoir lieu en dehors de notre vie quotidienne », « Souvent le temps passe sans moi ». De quoi interloquer le visiteur, presque bloqué par le labyrinthe des mots et des voiles d’hivernages insolites. On s’avance ensuite vers une serre qui affiche avec fraicheur ses bons mots et ses pensées sauvages, se revendiquant être une pépinière de poésie, un jardin d’idées, une friche d’utopie et qui oblige à tourner autour pour en découvrir la profondeur des réflexions. Si vous levez la tête vous découvrez avec amusement un mur de trophées d’animaux confectionnés avec le papier de publicités de grandes enseignes de distribution. Une idée divertissante de critique de la société de consommation.

Seul Kim venue de Corée du Sud pour rester dans le noir…

Seul Kim venue de Corée du Sud pour rester dans le noir…

Deux illustrations de variété et d’imaginaire

Sans vouloir déflorer tous les affichages et excellentes mises en scènes, on peut toutefois évoquer un nouvel obstacle sur le passage des visiteurs constitué par le « Paralléluminopipède » de Seul Kim. La jeune et enjouée Coréenne impose au passant de traverser une chambre noire, pour qu’avec la lumière d’une torche il retrouve au travers de bois montés en mobiles une ombre de parallélépipède sur les tentures. Soit on joue le jeu, soit on se prends dans les fils du mobile ! Autre mobile, mais en céramique celui là, avec les petits personnages amusants de Salomé qui illustrent la « Survivance des lucioles » de Georges-Didi Huberman. Difficile d’imaginer qu’avec leurs plumes ridiculement petites ces petits bonhommes matérialisent les choses qui nous semblent disparues, mais que l’on peut encore voir si on décale notre regard. « C’est une manière de représenter l’esprit des âmes, leur coté léger, sensible et encore présent, prés de nous » atteste la créatrice. Lorsque poésie et arts plastiques se conjuguent aussi harmonieusement il ne faut pas hésiter à aller voir par soi-même.

A.V.P.

Crêpe party revigorante pour les exposants artistes!

Crêpe party revigorante pour les exposants artistes!

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