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Publié par AVP

Hélène Labraigt au grand sourire. En contraste notable avec ses dessins

Hélène Labraigt au grand sourire. En contraste notable avec ses dessins

Après avoir remporté le prix imaginales 2015 pour les illustrations de son livre "l'Etrange cabaret des fées", Hélène Larbaigt réalise un doublé cette année en assurant la réalisation de l'affiche des Imaginales 2016. On aurait pu profiter ainsi d'une mise en image de l'une des fées décadentes et sensuelles à la Tim Burton de l'illustratrice, mais les prescriptions des organisateurs étant "tout public" les amateurs de Monsieur Jack ( et de son étrange Noél ) n'ont pu qu'être déçus de ne pas retrouver le style de leurs fantasmagories

préférées. Raison de plus pour aller voir l'exposition de l'artiste au Bailly, qui mets en valeur ses personnages gothique et burlesque du cabaret des fées, et d'interroger l'artiste sur ses mondes à venir.

Un public d'inconditionnels et de curieux de l'Imaginaire
Un public d'inconditionnels et de curieux de l'Imaginaire
Un public d'inconditionnels et de curieux de l'Imaginaire

Un public d'inconditionnels et de curieux de l'Imaginaire

Sa première exposition est pour les Imaginales

Une fois négocié le paradoxe entre la revue des fées du cabaret Larbaigt et l'affiche des Imaginales 2016, force est de constater qu'on préfère les personnages déchus à la fausse innocence du recueil lauréat en 2015. Précieuses, déroutantes, les lolitas tristes d'Hélène accrochent le regard des compatissants et des amateurs de fantastique. Outre le vieillissement recherché du papier support des illustrations, pour lui donner une apparence photographique, la profusion des détails et les allusions subtiles aux contes, mythes et légendes de toutes les civilisations donnent aux mises en scène un aspect familier. Un aspect quasi cinématographique et muet des années 20 qui est évocateur pour tous les publics. A la différence du texte dense et prolixe du recueil, ( que l'on trouve en dédicace et vente sous la Bulle du livre) qui s'adresse plutôt à un lectorat adulte capable de se référer à l'histoire des contes ou aux références mythologiques telles que la russe Baba Yaga aux pattes de poule ou Circée la magicienne de l'Odyssée.

Une première exposition réservée aux Imaginales d'Epinal
Une première exposition réservée aux Imaginales d'Epinal
Une première exposition réservée aux Imaginales d'Epinal
Une première exposition réservée aux Imaginales d'Epinal

Une première exposition réservée aux Imaginales d'Epinal

Une autodidacte à contre-courant

Non contente de faire partie du club très fermé des auteurs-illustrateurs, Hélène Larbaigt n'utilise pas le numérique pour ses dessins et leur colorisation à la différence de nombre de dessinateurs. Et elle privilégie maintenant des encres aquarellables qui permettent un travail en finesse et en transparence, dans un style différent de celui du cabaret des fées. Diplômée en histoire médiévale de la Sorbonne, Hélène ne regrette pas d'avoir " abandonné l'histoire pour les histoires". " Le vaudou, la mythologie égyptienne, le celtique, l'amérindien. Tous les merveilleux exotiques m'inspirent et alimentent mon imaginaire. J'ai de nombreux projets d'illustration en cours alors que je suis une pure autodidacte. Cela vient agrémenter mes animations d'ateliers culturels en médiathèque". Quant au lapin-garou-groom maléfique de l'une de ses illustrations, elle rassure son public " je n'ai rien contre les lapins. Mais eux ont quelques différents avec les chasseurs. L'inversion des rôles fait partie de l'histoire du fantastique"

A.V.P.

Un lapin qui ne cache pas son jeu

Un lapin qui ne cache pas son jeu

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