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Publié par AVP

Les canadiens de Brostreets et Isabelle Sartori, directrice du Festival

Les canadiens de Brostreets et Isabelle Sartori, directrice du Festival

"Il y a un vrai public pour notre festival. Qu'il pleuve ou qu'il vente, artistes et spectateurs ont joué jusqu'au bout ou sont restés. C'est révélateur du niveau d'implication et d'adhésion à notre manifestation nationale, vivante et populaire". Isabelle Sartori, directrice du festival, s'est déjà remise du stress du 33ème festival. Le temps de faire un point rapide et on attaque déjà "Epinal Bouge l'été" et "Les Larmes du rire". "Les artistes sont des exemples. Ils ont un mental phénoménal. La rue est une véritable école de courage et de résilience. La majorité du public en est conscient et c'est un plaisir de le constater".

Sous l'œil du public, un maquillage succinct mais pertinent

Sous l'œil du public, un maquillage succinct mais pertinent

Parmi les artistes invités, qui ont pratiqué leur art sous tous les temps, Agro le clown, ou plutôt Luca Della Gatta, originaire de Pescara prés de Rome, mime et animateur de coins de rue, dans la grande tradition des jongleurs de véhicules. Les origines historiques de cette spécialité remontent aux premiers laveurs de pare-brise en Amérique du sud. D'abord grimés pour faire ralentir les véhicules puis mimes ou clown afin de survivre avec les pourboires du public plutôt que celui des automobilistes. D'ou le nom de sa prestation "Car wash", qui "s'adapte au temps aux lieux et au public".

Les bus spinaliens ont besoin d'aide

Les bus spinaliens ont besoin d'aide

Les arts de rue, un parcours du combattant

Pour la directrice du festival, Agro appartient à l'école sud-américaine, "des clowns qui jouent avec la circulation, tout en développant une psychologie très développée des spectateurs". "Ils savent vraiment s'adapter au public. L'émouvoir, le faire rire ou le motiver. C'est volontaire d'avoir chaque année un artiste dans cette spécialité qui est très demandée par les spectateurs". Pour Luca, sa spécialité artistique est un véritable parcours au long cours si ce n'est du combattant. Licencié en sciences de l'éducation, il part à 22 ans se former aux arts circassiens à Madrid, imposant son choix à son père qui l'a menacé des pires gémonies s'il persistait dans cette voie. Malgré cette "bénédiction" toute latine, il enchaine une autre formation aux arts du théâtre à Turin avec l'américain Philip Radice, puis au mime à Paris ( écoles Lecoq), à Buenos Aires dans la rue et dernièrement à Mexico ou il devient l'élève du chilien Karcocha et de Tugan, deux sommités de la spécialité.

Agro habite un lieu par son spectacle ou s'invite dans votre voiture

Agro habite un lieu par son spectacle ou s'invite dans votre voiture

"J'aime le public français"

"C'est la première fois que je joue en France. J'ai une bonne énergie avec le public. Ca fait 4 ans que je me produit comme clown de rue, et j'apprends toujours du public. J'ai beaucoup appris ici aussi". En transit vers le festival d'Offida en Italie (de spectacles publics en appartements) il a été heureux d'apprendre que ses parents veulent le voir dans son travail maintenant. "Je suis content de les revoir". Sur le plan professionnel il tente d'expliquer en mélangeant le vocabulaire de 4 langues comment son spectacle se distingue de celui des autres artistes " je joue plus de la séduction et de la dérision. Je travaille beaucoup le mime sans accessoires, et j'apporte une sonorisation moderne pilotée par wi-fi et adaptée aux situations". Avis aux amateurs, pour faire ce métier: il faut aimer voyager, la précarité et l'inconfort, se remettre en cause en permanence, ne pas avoir de vie de famille et apprécier les contacts humains. C'est une forme de passion, non?

A.V.P.

Des usages romanisant des automobiles

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