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Publié par AVP

L'inspection Académique des Vosges n'a pas été touchée par le mouvement de grêve

L'inspection Académique des Vosges n'a pas été touchée par le mouvement de grêve

Tout comme au niveau national, la grève des enseignants du jeudi 8 septembre 2016 dans les Vosges n'a mobilisé ni les foules ni les syndicalistes. L'essentiel de la contestation portait sur la réforme des collèges mais parmi les grévistes, le malaise semblait plus profond.

Un mouvement de contestation qui s'essouffle

Avec un taux de gréviste proche des 3%, l'intersyndicale du second degré pouvait être mécontente de la mobilisation dans les Vosges, et de son peu d'écho dans le département ( 1% de moins que dans le reste de l'académie de Nancy-Metz). Sur la totalité de l'académie on comptait sur les 10 426 personnes de la totalité des effectifs seulement 270 grévistes. Le pari risqué des syndicats de vouloir rebondir sur les manifestations printanières n'a pas été une réussite.

Un "non-évènement" qui n'occulte pas un mécontentement persistant

L’intersyndicale à l’origine du mouvement, comprenant le SNES-FSU, majoritaire dans le secondaire, ainsi que FO, SUD et la CGT, en était à sa cinquième mobilisation contre la réforme "collège 2016" depuis 2015. Pour Gérard, enseignant en langues au collège, il n'était pas question d'y participer cette fois: "si tôt dans l'année et alors qu'il n'y a plus rien à négocier. Il vaut mieux s'occuper de faire au mieux avec les accompagnements personnalisés (AP) et les enseignements pratiques interdisciplinaires (EPI) qui sont les deux nouveautés de la rentrée... Et attendre la prochaine réforme!". "Les manifs contre la Loi travail ou la fermeture des 3 collèges des Vosges ont perturbé les collègues" affirme Claudine. " L'intersyndicale au national joue à un jeu médiatique qui nous fait perdre toute crédibilité dans les établissements. Ce n'est pas du fatalisme ou du renoncement. Mais on ne peut pas passer notre temps à manifester". En effet pour Benoit Teste du SNES au national, il s'agissait surtout "d'apporter un contre-discours" à celui de Najat Vallaud-Belkacem "selon lequel la rentrée serait apaisée".

Si le rapport de force souhaité par les plus virulents est impossible ( la ministre affirmait qu'il n'y avait que 5% d'établissements réticents à la réforme) les antagonismes persistent. Gérard le promet: "On reparlera aux élections: des classes aux effectifs surchargés, de la suppression des classes européennes ou des classes bi langues et de la réduction des heures de grec et de latin. On a mis le poing dans la poche mais on n'a pas dit notre dernier mot...".

A.V.P.

Manifestation de toute l'académie le 8 septembre à Nancy

Manifestation de toute l'académie le 8 septembre à Nancy

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