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Publié par AVP

Une assistance nombreuse, de citoyens-résidents impliqués
Une assistance nombreuse, de citoyens-résidents impliqués

Une assistance nombreuse, de citoyens-résidents impliqués

Bel exercice participatif auquel se sont livré la centaine de citoyens du centre-ville conviés espace Cours par la municipalité il y a une quinzaine de jours. Comment améliorer l'attractivité de l'habitat du centre ville qui accueille 6500 habitants soit 20% des spinaliens? Un jeu de réflexion qui devait tenir compte des expériences d'agences conseils intervenues dans d'autres agglomérations, de la situation sociodémographique spinalienne et de l'état actuel de l'offre en termes d'habitations disponibles.

Une première partie intéressante

Le centre qui compte 20% d'habitations vides, avec un résidentiel en général ancien (70% des logements ont plus de 40 ans) doit composer avec ses habitants actuels: des résidents jeunes actifs, des familles monoparentales et des seniors installés depuis longue date rive gauche. Parallèlement à l’action mise en place au niveau des commerces par la mairie et ses partenaires ( Chambres consulaires et Office de Tourisme) , de la recherche de développement de l'attractivité industrielle et économique de la communauté d'agglomération, une étude stratégique pour améliorer l’attractivité de l’habitat au centre-ville est en cours de développement par la commune. Un diagnostic réalisé par une équipe pluridisciplinaire d’urbanistes, d’architectes et de sociologues, ont mis en évidence les enjeux concernant l’offre de logements et les évolutions à prévoir pour mieux répondre aux attentes des futurs habitants. Les premières constatations inclinent à penser qu'il y a une absence de grands appartements disponibles pour les familles, de garage ou de jardin, de confort ou de luminosité, ainsi qu'une fiscalité élevée font partir en périphérie les familles de 3 à quatre personnes. Il s'agissait donc pour les habitants du centre-ville les plus motivés, de pratiquer un remue-méninges "concertatif" de façon à confirmer physiquement ce qu'avaient analysé les spécialistes et en organiser les ordres de priorités.

Le centre qui compte 20% d'habitations vides, avec un résidentiel en général ancien (70% des logements ont plus de 40 ans) doit composer avec ses habitants actuels: des résidents jeunes actifs, des familles monoparentales et des seniors installés depuis longue date rive gauche. Parallèlement à l’action mise en place au niveau des commerces par la mairie et ses partenaires ( Chambres consulaires et Office de Tourisme) , de la recherche de développement de l'attractivité industrielle et économique de la communauté d'agglomération, une étude stratégique pour améliorer l’attractivité de l’habitat au centre-ville est en cours de développement par la commune. Un diagnostic réalisé par une équipe pluridisciplinaire d’urbanistes, d’architectes et de sociologues, ont mis en évidence les enjeux concernant l’offre de logements et les évolutions à prévoir pour mieux répondre aux attentes des futurs habitants. Les premières constatations inclinent à penser qu'il y a une absence de grands appartements disponibles pour les familles, de garage ou de jardin, de confort ou de luminosité, ainsi qu'une fiscalité élevée font partir en périphérie les familles de 3 à quatre personnes. Il s'agissait donc pour les habitants du centre-ville les plus motivés, de pratiquer un remue-méninges "concertatif" de façon à confirmer physiquement ce qu'avaient analysé les spécialistes et en organiser les ordres de priorités.

Des groupes de travail en remue-méninges
Des groupes de travail en remue-méninges

Des groupes de travail en remue-méninges

Une réflexion collective foisonnante

" Je ne me fais pas trop d'illusions sur les mesures qui seront prises à court terme" témoigne Odile qui vient de l'est du centre ville avec son époux " on parle d'augmenter l'attractivité de la ville grâce à la redéfinition de son identité marketing, mais on en est ou? La "ville de l'image" c'est insuffisant...La Ville Nature, ce n'est pas vrai. Il y a trop de voitures, elles sont omniprésentes. Alors pour la flânerie et le plaisir de se promener, ce n'est pas possible. Et au surplus on a une image vieillotte ". Pour Jacques qui est propriétaire de son habitation au bas de la rue Saint Michel " Les entrées de ville sont mal fichues. 15 000 véhicules passent par jour dans ma rue. En plus on est dans une cuvette avec des remontées d'eau, surtout depuis les derniers travaux de voirie" . Son voisin dans la rue complète: "Sans faire un véritable ring on pourrait quand même réfléchir à avoir une voie de contournement ouest par la nationale 57 pour faire le pendant des sorties multiples qui sont à l'Est. Suivre la direction d'Epinal centre fait passer par Saint Michel qui n'est pas l'entrée de ville des plus adaptée, surtout à partir de la rue de la Justice jusqu'en arrivant sur l'Entre deux murs ". Pour Véronique "il faudrait faire plus fort dans l'écologie. Préserver les hauts boisés de la ville, faire rentrer le paysage dans la ville, préserver les vues des appartements vers les hauts, vers l'écrin boisé. Développer les transports publics écologiques". "Une étude est en cours pour mieux relier le parc du Château au centre ville, rendre plus poreuses les entrées de ville" certifie Michel Heinrich qui a effectué l'introduction aux débats assisté de son premier adjoint Patrick Nardin. Les groupes de réflexion sont en tout cas unanimes pour reconnaitre que les zones à réaménager en priorité sont la rue Saint Michel et le Faubourg d'Ambrail, dans lesquelles les bâtiments délabrés font oublier l'absence de plan de coloration des façades .

L'animatrice Annie Guyot en synthèse des groupes de travail

L'animatrice Annie Guyot en synthèse des groupes de travail

Des conclusions à concrétiser

Comment lever les freins à la réhabilitation de l'habitat de centre-ville ? interrogent les élus d'Epinal. Améliorer le stationnement, réduire la fiscalité et les coûts des aménagements ou rénovations, répondent les 4 groupes de travail. Une quinzaine de personnes par équipe avec des réflexions qui fusent, pas toujours agréables à l'égard de l'existant et de son histoire. Laurence Deloy de la société Urbam Conseil, Annie Guyot sociologue, Yoann Dupouy Architecte chez TU-DU architecture, et Odile Dubois-Joye de la Sté Urbanis se chargeaient de l'animation et de la synthèse, en dehors de la présence des élus pour ne pas fausser les conclusions. Quelques idées originales pouvaient être relevées au final: diminution du coefficient d'occupation au sol pour réduire les constructions verticales ( "mais ce n'est pas nécessairement ce que veulent entendre les élus, préoccupés par la taxe d'habitation" confie Véronique ) et garantir une bonne exposition et luminosité entre immeubles. Sont aussi évoqués des ravalement de façades cofinancés, la mise en valeur du patrimoine architectural emblématique, un plus grand nombre de jardins ou d'espaces partagés, des voies piétonnes et cyclistes supplémentaires. Quant à l'attractivité générale la solution semble trouvée avec la participation au financement de la rénovation de l'immobilier locatif privé par les pouvoirs publics et la réaffectation des commerces vides en vitrines en façade et en logements sur l'arrière. "Le réinvestissement du centre ville et la lutte contre l'étalement urbain c'est pas gagné " confiait un participant " faute d'argent public, de valeur locative à fort rendement et de coordination avec les communes environnantes . Je vous donne rendez-vous, on en reparle dans 20 ans" .

A.V.P.

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