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Publié par AVP

La mobilité douce continue à progresser

 Aymeric Durandy de Keolis et Jean-Claude Thiriat devant la dernière acquisition de la Communauté d’Agglomération

 La Communauté d’Agglomération d’Epinal poursuit ses démarches sur la mobilité douce dans la continuité des actions de la commune. Après la création de navettes gratuites pour desservir le centre ville à partir de parkings gratuits excentrés, l’aide financière apportée à l’achat de vélos à assistance électrique ou le doublement prévu de pistes cyclable, le transport collectif décarbonné est maintenant bien lancé avec la mise en place d’un nouveau véhicule électrique en remplacement des habituelles navettes thermiques de 23 places.

 

 

La mobilité douce continue à progresser

 Une tonne de batteries au plafond du mini-bus

Une technologie et une construction française

Le « Bluebus 6 mètres » acquis par la Communauté d’Agglomération est une conception et production du groupe Bolloré, d’où la présence auprès de Jean-Claude Thiriat, directeur des transports, de Yves Labesse de BlueSolutions. « Les batteries sont le cœur de métier du groupe Bolloré. Nous déclinons cette compétence française avec les Bluecar, les trams et ici les petits bus. La technologie de « batteries chaudes » solides en métal-polymère, sans terres rares nous sont spécifiques. Elles sont fabriquées en Bretagne, et les bus dans notre usine de Quimper. Les batteries qui permettent une autonomie de 120 kilomètres aux bus, n’ont aucun risque de fuite, de pollution ou d’explosion. Elles sont recyclables à 98% au bout de leurs 6 ans d’emploi. Mais il est fort probable que l’on s’en servira encore en fixe pour stocker de l’énergie. Autant dire qu’elles sont d’un usage infini ».

 

Des conducteurs formés spécialement

Aymeric Durandy directeur de Keolis Epinal, l’exploitant du nouvel engin, insiste sur la conception du bus qui présente les mêmes avantages que les précédents tout en réduisant de 8 tonnes le CO2 émis. « Le plancher est au plus bas pour permettre l’accès aisé des personnes à mobilité réduite et des usagers en fauteuil électrique. Le pack de 3 batteries, de 30 KWh chacune, est placé en toiture, il pèse une tonne et alimente l’unique moteur électrique du bus. Nos chauffeurs ont été formés spécialement à l’usage du BlueBus. Par exemple en décélération, les batteries se rechargent, les freins ne doivent donc être utilisés qu’au stop final ou en dernier recours. D’après nos calculs les 120 kilomètres d’autonomie sont largement suffisants pour assurer la couverture de l’amplitude du matin. A la coupure de midi il suffit de 40 minutes pour recharger et on couvre alors l’amplitude de l’après-midi. Ce bus va donc faire prés de 240 kilomètres par jour ce qui est proche de ce qui est fait aujourd’hui, mais avec du diesel. 12 000 personnes sont transportées gratuitement chaque année en centre ville à partir du parking du petit Champ de Mars».

 

 

 

L'ancienne et la nouvelle navette gratuite d'Epinal
L'ancienne et la nouvelle navette gratuite d'Epinal

L'ancienne et la nouvelle navette gratuite d'Epinal

La Communauté d’Agglomération d’Epinal en précurseur

« Nous fabriquons actuellement 60 bus de 6 mètres par an dans notre usine qui a  une capacité de 200 véhicules. C’est un « marché de niche » pour notre entreprise, à 300 000 euros l’unité, les collectivités prennent le temps de réfléchir avant d’investir une telle enveloppe, même si l’état peut subventionner 80% de l’acquisition  comme à Epinal » précise le représentant de BlueSolutions. « Nous allons livrer en avant première à la RATP dans 15 jours, 23 véhicules de 12 mètres pour la ligne Clignancourt-Etoile. Les bus électriques sont véritablement l’avenir alternatif du transport collectif urbain».

Simone  est rassurée

Faisant le tour du véhicule pour l’examiner avec circonspection, Simone venue faire son marché du samedi, s’inquiète du confort du nouveau bus exposé place Georgin. « C’est pas un gadget au moins ? Il sera aussi bien que les actuels, et gratuit ? Sans à-coup violents au démarrage j’espère, parce qu’on est pas toujours assis dans ces mini-bus. Je demanderai à Marcelle de faire une enquête sur la question, c’est une spécialiste pour mettre le doigt sur les problèmes et s’insurger». Sa voisine renchérit faussement outrée : « Ce n’est pas vrai ! Ils ne sont pas à 100% écologiques ces mini-bus. II y a quand même un moteur diesel, pour le chauffage ! »

 A.V.P.

 

 

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