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Publié par AVP

Alors la peluche? Pierre Francois ou Momo?

Alors la peluche? Pierre Francois ou Momo?

Bonne initiative de la société de production Allumeurs d'étoiles que de promouvoir leur pièce "Il était deux foi(s)" auprès des écoles confessionnelles et des associations de parents d'élèves. Mettre en avant sur les planches une forme de compréhension réciproque entre la laïcité à la française et la communauté musulmane ne s'annonçait pas facile à réaliser. 

 

Steeve Gernez et Samir Arab, dans un décor minimaliste sont parvenus à  rendre intrigante puis sympathique la rencontre contrastée au purgatoire d'un musulman Ahmed - plutôt jeune, costaud et sympathique- et d'un français d'origine polonaise Arthur - plus âgé, grande gueule et caricatural - jusqu'à en faire des compagnons de quête de sens, outre tombe.

 

 

Une centaine de parents d'élèves venus voir le même spectacle que leurs enfants

Une centaine de parents d'élèves venus voir le même spectacle que leurs enfants

Un spectacle qui se veut interactif

Si la séance de l'après midi s'est déroulé devant un public de 200 élèves de première de la filière générale et professionnel du lycée Saint Joseph, au soir ce sont une petite centaine de parents d'élèves qui avaient fait le déplacement pour apprécier la performance du couple d'acteurs. " Vous êtes moins réactifs que vos enfants. Vous entrez moins facilement dans le jeu" s'étonnaient les acteurs dans la seconde partie du spectacle, qui se voulait être une veillée en question-réponses sur la religion. Plus que des réponses sur les sujets du bien vivre ensemble, cela ressemblait à une profession de foi de chacun en sa religion, plaidant tolérance et esprit d'ouverture.

 

 

 

 

Sympathique moment des questions réponses des acteurs  Steeve et Samir avec le public

Sympathique moment des questions réponses des acteurs  Steeve et Samir avec le public

Mais surtout adapté au jeune public

 "Autant le démarrage ne manquait pas d'intriguer, autant "Questions pour un champion" au milieu du purgatoire c'était difficilement crédible. L'absence de rigueur dans la confrontation de ce qui est croyance  et superstition, tradition et culture, bêtise et ouverture d'esprit. C'était tout au plus divertissant..." témoigne Jacques, un cinquantenaire réservé" J'étais venu pour entendre parler de sujets moins superficiels . Plus approfondis, je repars avec mes questions, ce n'était pas le lieu". Pour Régine, peut être trop terre à terre, la pièce n'était pas cohérente "Dans cette histoire Ahmed a le beau rôle, on lui jette un beauf laïque bien basique dans les pattes, pas vraiment une menace ou une source de remise en cause. Certainement de crainte de se laisser une prise aux islamophobes et aux anti. Alors pour discuter des intégrismes on repassera. Ce n'était pas un véritable dialogue interreligieux, mais une occasion de plaisanter. Dommage, ces deux lignes de vies en parallèle qui ne se sont pas rejointes. D'ailleurs je n'ai pas compris pourquoi ils avaient le même doudou. Jeunes, ils ont été dans la même crêche?"

 

A.V.P.

 

 

 

 

 

Un final plein d'espoir

Un final plein d'espoir

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