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Publié par A.V.P.

CGT, FO Solidaires et FSU unis dans la contestation des nouvelles lois travail

CGT, FO Solidaires et FSU unis dans la contestation des nouvelles lois travail

Première riposte avec peu d'originalité et pas de coup d'éclat pour les syndicats vosgiens qui ont défilé consciencieusement mercredi 12 à Epinal. Mais une satisfaction générale d'être parvenus à mobiliser plus de 800 personnes ( au comptage sur le pont Sadi Carnot) entre les CGT de Delphine Rouxel, les FO de Franck Patin, les SNESUP, FSU et Solidaires. Une unité syndicale relative malgré les négociations en cours et le refus d'appel à manifester au national de F.O. "On ne lâche rien, on est tous là " confirme avec détermination le responsable départemental de F.O. "tous les secteurs sont d'accords  pour s'opposer au nouveau Code du Travail, qui est une véritable régression sociale imposé sans concertation".

 

Delphine Rouxel de la CGT et Franck Patin de FO en première ligne de la mobilisation

Delphine Rouxel de la CGT et Franck Patin de FO en première ligne de la mobilisation

Une mobilisation satisfaisante

"Alors qu'il n'y a pas eu d'appel à la grève et en pleine semaine, 800 personnes c'est très bien" témoigne Antoine de FO, qui travaille dans une grande enseigne de distribution " c'est largement mieux que lors des dernières manifestations avant les présidentielles, contre la Loi El-Kohmri. Ca tournait un peu en boucle et avec pas beaucoup d'entrain ni de cohésion. Maintenant c'est du sérieux, un échauffement qu'on va confirmer le jour du vote des ordonnances le 28 septembre". "je regrette qu'il n'y ait pas assez de jeunes ni d'étudiants, ils sont amorphes ou quoi?. Moi je n'ai plus que 10 ans à faire, mais les jeunes ne se rendent pas compte noyés qu'ils sont dans leurs univers virtuels et leurs réseaux sociaux stériles du monde pourri qui est en train de se mettre en place"

 

Conséquente mobilisation syndicale du 12 septembre à Epinal

Ni fainéant, ni cynique ni conservateurs

"Je suis peut être un fainéant ou un conservateur pour Macron, mais je ne vis pas des prébendes de la collectivité ou de l'exploitation des ouvriers, je travaille et j'ai un métier " atteste avec rage Michel la cinquantaine et manifestement à la CGT. "Aujourd'hui je défends les acquis de ceux qui ne se rendent pas compte du danger des ordonnances Macron. C'est la précarisation pour tous et la fin du CDI. C'est 100 ans de lutte pour les droits sociaux qui vont disparaitre avec ce gouvernement. Mon grand-père et mon père syndiqués se sont battus pour moi, je le fais pour mes gamins. Le jeudi 28 on redescend dans la rue, encore plus nombreux"

 

Conséquente mobilisation syndicale du 12 septembre à EpinalConséquente mobilisation syndicale du 12 septembre à EpinalConséquente mobilisation syndicale du 12 septembre à Epinal

Des partis politiques discrets mais présents

Insoumi  isolé au milieu des manifestant, Jean-Michel est venu manifester son opposition aux lois macrons et son soutien objectif aux syndicats: "on n'est pas regroupés sous une banderole ou des drapeaux comme les communistes du PCF car on respecte les mots d'ordres nationaux et l' indépendance syndicale. Sur le plan politique et concrètement on est violemment opposés aux réformes de la législation du travail de ce gouvernement. C'est aller dans le sens du MEDEF et de l'Uberisation de l'économie, c'est franciser la flexibilité germanique. Les allemands se flattent d'avoir un smig à 5 euros et ainsi de résister aux produits chinois, mais ils ont complètement cassé leur modèle social, ils sacrifient le bien être de leur population, ils ont assommé les travailleurs au profit de l'épanouissement de la finance et des profiteurs. C'est scandaleux!". "Macron a été élu pour réformer en France mais là il exagère. C'est sur le plus grand nombre des petits qu'il fait porter le poids de la précarisation, c'est trop et trop vite, sans explications ni concertation. Il cristallise le ressentiment très vite aussi".

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