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Publié par AVP

Facile de prédire le passé!

Face aux détracteurs de la SEM d'Epinal et à ceux qui hurlent avec les loups suite à la mise en redressement judiciaire de la start-up Xilopix du Pole Cinéma et Numérique, on peut une nouvelle fois constater que sont plus prompt à donner des leçons simplistes... ceux qui sont loin d'être des entrepreneurs!

La part de risque est inhérente à l'entreprise. Pour 1000 start-up qui développent une innovation numérique, une seule émerge...jusqu'à son rachat par plus gros ou riche qu'elle, souvent étranger. Faut-il rappeler qu'une société est comme un organisme vivant, que la vie n'est pas un fleuve tranquille et qu'elle peut disparaitre?  Cette conscience du risque et de l'audace nécessaire est bien plus intégré  chez les anglo-saxons que chez les latins, encore moins chez les français du XXIème siècle. Utiliser de l'argent public en animations, pour des associations, ou pour éviter qu'une partie de la population ne soit dans la misère (en bref: acheter la paix sociale) n'est pas moins méritoire que de tenter d'investir dans le développement économique local, dont le ruissellement territorial est évident.

Qui peut se permettre de donner des leçons?

Autocentrés sur nos structures et notre histoire, nos traditions industrielles lourdes ou notre agriculture, la fabuleuse et inénarrable "politique-politicienne" des cinq républiques, les tentatives d'entreprises disruptives sont taxées allègrement d'utopie de la part de personnes qui ne connaissent rien aux contraintes liées à l'actionnariat, à l'entreprise et à la gestion de projets innovants. Effectivement, nombre de dystopies techniques ont quitté la patrie de Jules Vernes, faute de trouver les moyens -et un contexte socio-culturel- propre à leur développement. Nos cerveaux et nos jeunes fuient la France, courant après des rémunérations à la hauteur de leur implication ou capacités et d'un état d'esprit "open-mind". C'est révélateur du marasme intellectuel ambiant. On se rassure en se disant qu'ils reviendront en France pour leur retraite, bénéficiant de notre couverture sociale (enviée par le monde entier) et de notre qualité de vie (idem). Piètre consolation, car s'ils ont fait fortune (ce que je leur souhaite sincèrement) pour éviter nos droits de succession prohibitifs, ils resteront domiciliés fiscalement à l'étranger. Faut tout de même pas prendre ces aventuriers "abrités" pour des canards sauvages...

Ces mouvements politiques qui  soufrent d'une logique à la petite semaine

Qu'on le dise une fois pour toute: nos frontières ne sont pas des murs, elles ne sont pas étanches. Penser pouvoir disposer de riches en nombre suffisant pour pouvoir alimenter les comptes publics de l'état providence est une illusion. Simple question de bon sens: quand il n'y aura plus de riches, on fera comment? Les tenants d'un collectivisme acharné (ultra-privatif de droits et de libertés pour ne pas dire pire) se relèvent dans une opposition opportune après un ravalement de façade qui ne peut tromper les historiens ou ceux qui ont un peu de mémoire. Surfant sur l'amalgame populiste et des approximations politico-économiques de court terme, on retrouve dans ce regroupement transcourant les Insoumis, le PC, le FN, Piketty et les économistes atterrés et j'en passe.

Flat tax ou chiffre d'or des 30%...

Lorsque le partage du travail prends le dessus sur l'envie de s'enrichir par son travail, force est de constater que c'est bien le début du déclin économique d'une nation. Le chiffre d'or que n'a pas voulu défendre Nicolas Sarkozy (un maximum de 30% de prélèvements obligatoires sur les revenus du capital ou du travail) pour des raisons démagogiques et électoraliste, se met en place laborieusement avec le gouvernement Macron. Mais cela reste une imposture en défaveur du consommateur-contributeur ovin, principalement la classe moyenne. Cette façade ne doit pas faire oublier le poids de la TVA ( 75% du budget de l'état), ces 20% de matraquage que l'on devrait déduire de ce fameux chiffre d'or ou flat tax. Sans oublier les taxes du parapublic sur la consommation d'eau et d'énergie, ou les taxes sur les produits pétroliers. 30% est un plafond de verre à l'envie de travailler pour soi, plutôt que pour la collectivité, il est largement dépassé.

EVA Mantendre

 

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