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Publié par Rédaction

 Julien Terdiman, de l'industrie au cosmos artistique Julien Terdiman, de l'industrie au cosmos artistique

Julien Terdiman, de l'industrie au cosmos artistique

L'exposition en cours de Vladimir Skoda à La Plomberie propose une rétrospective de ses sculptures intrigantes qui interrogent sur l'espace et ses limites. Mais le créateur confirmé  s'est aussi adjoint, en les invitant,  de jeunes artistes qui ont occupé l'étage de leurs créations tout aussi  étonnantes et suggestives, minimalistes ou épurées. Principalement des anciens élèves, d'origine étrangère et globe-trotter pour Nikki (Grande-Bretagne) et Mireya (Islande) , des nationaux avec Alexandre Astier, Julien Terdiman et Pierre Labat.

 

Les invités de Vladimir à La Lune en Parachute
Les invités de Vladimir à La Lune en Parachute
Les invités de Vladimir à La Lune en Parachute
Les invités de Vladimir à La Lune en Parachute

Une invitation intéressée

Coutumier de ce genre de rencontre de styles différents, l'artiste internationalement connu  confesse "rechercher la confrontation avec des jeunes, en complémentarité . J'apprécie leur travail et ils m'apportent beaucoup. J'ai déjà exposé avec Nikki, une ancienne élève du Havre, à Montbéliard. J'apprécie la manière de concevoir cette exposition, avec beaucoup de liberté, dans un pareil espace. Leur présence s'imposait et ils ont répondu gentiment à ma demande. Pour ces cinq artistes je suis plus un initiateur qu'un mentor. Carlos Castaneda, un grand artiste,  disait que le pouvoir vient avec l'humilité". Alexandre Astier, tout d'abord souffleur de verre à Montpellier, expose ses détournements d'objets manufacturés. Sorti des Beaux Arts de Strasbourg en 2003, "l'art contemporain est plus épanouissant" explique t-il pour donner sens à son changement d'orientation, il défend ses œuvres de toute connotation symbolique. Des dizaines de chaines à vélo entourent et recouvrent une branche d'arbre, réalisant un contraste saisissant. " J'ai travaillé des dizaines d'années avec des chaines à vélo ou des jantes. Et en les rangeant dans mon atelier, des associations et des détournements sont apparus naturellement, comme une combinaison du hasard et de la main de l'homme. Même chose pour les bouchons de stylo en boucle, c'est un jeu d'équilibre, un rangement et une coïncidence qui donnent une forme intéressante. Sans aucune volonté de dénoncer la production d'objets manufacturés ou l'inutilité de biens matériels usés ou sortis de leur emploi" .

 

Des artistes du monde

De retour du Japon ou elle est en cours d'installation d'une exposition, Mireya Samper ( la seule à porter un tel prénom sur son ile, héritage d'un père catalan) est native d'Islande. Invitée par son ancien professeur des Beaux arts de Marseille, elle a affiché une fresque de papier japonais (Le jour se lève et le jour tombe) sur lequel elle a dessiné les ondes produites par des gouttes d'eau soulignant sa création en reprenant une phrase en islandais. "Les ondes en noir et blanc évoquent l'infini, le cercle de vie, l'eau qui est si précieuse. C'est en rapport avec le sujet du cosmos de Vladimir, un professeur si hvetjandi " . Un petit tour sur un dictionnaire en ligne pour découvrir qu'en islandais cela veut dire motivant.  Spontanée et directe, elle explique sa démarche et ses prochains engagements. "Je repars un mois pour Tokyo dés demain pour finir d'exposer mes gouttes d'eau en basalte avec une feuille d'argent au centre (afin de réfléchir la lumière et faire le lien entre le minéral et le liquide). Je n'en ai mis que quelques unes ici. Après un passage en Indonésie pour couler quelques pièces de bronze, je rentrerai chez moi en Islande. Puis je reviendrai avec d'autres créations en France pour exposer à Strasbourg en juin 2018". Nikki ( Nicola Durvasula, britannique native de Jersey) partage la même dimension mondiale. Pour avoir quadrillé le monde sac au dos, l'artiste après ses études de beaux-arts au Havre avec Alexandre Skoda, est restée 12 ans en Inde pour enseigner l'art à l'université d'Hyderabad (Dacan). Venue avec quelques dessins abstraits et céramiques chargées de sens, l'influence Sud Asiatique est manifeste dans son travail. "Le bol est un symbole d'échange et de générosité. Le jeu du rapport entre la matière et le hasard nourrissent aussi mes réflexions philosophiques ou méditatives. J'ai rencontré des Holywomen en Inde, des femmes généreuses et saintes, qui m'ont beaucoup influencé dans mon travail, dans mon rapport avec les autres. Comme les artistes, elles font le bien dans le silence. Je suis resté à une occasion 48 heures dans la même pièce avec un sage qui n'a pas formulé un mot. C'est source de réflexion sur nos existences, nos créations et les rapports avec les autres."

 

De l'usage de l'huile usagée...

Dernier artiste présent, Julien Terdiman n'a pas été élève d'Alexandre mais son assistant pendant 10 ans après ses études de Beaux-Arts à Tourcoing. "Je suis à 50% de mon temps dans l'industrie, en tant que formateur en chaudronnerie industrielle à Clermont-Ferrand. La création est une évasion et vice-versa avec mon activité dans l'industrie et les poinçonneuses à commande numérique. J'expose et je teste mes créations chez moi. Habituellement plus tourné vers les formes géométriques, ce que j'expose ici est assez éloigné de ce que je produit habituellement. J'ai rassemblé par leur centre de gravité 10 constellations de trois étoiles sur ce disque d'acier thermolaqué de 100 centimètres de diamètre. Au final j'ai donc fait figurer 31 lumières car le triangle austral compte 4 étoiles". Plus loin ce sont des chutes métalliques, restant de la fabrication de pièces automobiles de collection qui prennent des formes nuageuses et sérielles "Ca n'est que ce qu'on veut voir. Je renvoi au public sa capacité à poétiser la matière. Certains lecteurs ont vu le yellow submarine des Beatles, d'autres une énergie mécanique répliquante...". L'art minimal et son goût de la matière ont animé Julien y compris dans l'une de ses créations qui utilise de l'huile usagée en miroir liquide pour réfléchir les étoiles. Une composition intrigante, qu'il faut venir voir par défi,  nuancée qu'elle est par la bain d'une roche, comme un regret qui rappelle nos origines terrestres et élémentaires.

Exposition jusqu'au 16 décembre 2017 à La Plomberie

 

AVP

Photo Disk Julien T.JPG: Julien Terdiman, de l'industrie au cosmos artistique

Public Mezzanine

Mireya Samper, de passage en France pour l'exposition et avant de repartir vers Tokyo
Mireya Samper, de passage en France pour l'exposition et avant de repartir vers Tokyo

Mireya Samper, de passage en France pour l'exposition et avant de repartir vers Tokyo

Des artistes du monde

De retour du Japon ou elle est en cours d'installation d'une exposition, Mireya Samper ( la seule à porter un tel prénom sur son ile, héritage d'un père catalan) est native d'Islande. Invitée par son ancien professeur des Beaux arts de Marseille, elle a affiché une fresque de papier japonais (Le jour se lève et le jour tombe) sur lequel elle a dessiné les ondes produites par des gouttes d'eau soulignant sa création en reprenant une phrase en islandais. "Les ondes en noir et blanc évoquent l'infini, le cercle de vie, l'eau qui est si précieuse. C'est en rapport avec le sujet du cosmos de Vladimir, un professeur si hvetjandi " . Un petit tour sur un dictionnaire en ligne pour découvrir qu'en islandais cela veut dire motivant.  Spontanée et directe, elle explique sa démarche et ses prochains engagements. "Je repars un mois pour Tokyo dés demain pour finir d'exposer mes gouttes d'eau en basalte avec une feuille d'argent au centre (afin de réfléchir la lumière et faire le lien entre le minéral et le liquide). Je n'en ai mis que quelques unes ici. Après un passage en Indonésie pour couler quelques pièces de bronze, je rentrerai chez moi en Islande. Puis je reviendrai avec d'autres créations en France pour exposer à Strasbourg en juin 2018". Nikki ( Nicola Durvasula, britannique native de Jersey) partage la même dimension mondiale. Pour avoir quadrillé le monde sac au dos, l'artiste après ses études de beaux-arts au Havre avec Alexandre Skoda, est restée 12 ans en Inde pour enseigner l'art à l'université d'Hyderabad (Dacan). Venue avec quelques dessins abstraits et céramiques chargées de sens, l'influence Sud Asiatique est manifeste dans son travail. "Le bol est un symbole d'échange et de générosité. Le jeu du rapport entre la matière et le hasard nourrissent aussi mes réflexions philosophiques ou méditatives. J'ai rencontré des Holywomen en Inde, des femmes généreuses et saintes, qui m'ont beaucoup influencé dans mon travail, dans mon rapport avec les autres. Comme les artistes, elles font le bien dans le silence. Je suis resté à une occasion 48 heures dans la même pièce avec un sage qui n'a pas formulé un mot. C'est source de réflexion sur nos existences, nos créations et les rapports avec les autres."

 

 

Nicola Durvasula, de retour d'Inde

Nicola Durvasula, de retour d'Inde

De l'usage de l'huile usagée...

Dernier artiste présent, Julien Terdiman n'a pas été élève d'Alexandre mais son assistant pendant 10 ans après ses études de Beaux-Arts à Tourcoing. "Je suis à 50% de mon temps dans l'industrie, en tant que formateur en chaudronnerie industrielle à Clermont-Ferrand. La création est une évasion et vice-versa avec mon activité dans l'industrie et les poinçonneuses à commande numérique. J'expose et je teste mes créations chez moi. Habituellement plus tourné vers les formes géométriques, ce que j'expose ici est assez éloigné de ce que je produit habituellement. J'ai rassemblé par leur centre de gravité 10 constellations de trois étoiles sur ce disque d'acier thermolaqué de 100 centimètres de diamètre. Au final j'ai donc fait figurer 31 lumières car le triangle austral compte 4 étoiles". Plus loin ce sont des chutes métalliques, restant de la fabrication de pièces automobiles de collection qui prennent des formes nuageuses et sérielles "Ca n'est que ce qu'on veut voir. Je renvoi au public sa capacité à poétiser la matière. Certains lecteurs ont vu le yellow submarine des Beatles, d'autres une énergie mécanique répliquante...". L'art minimal et son goût de la matière ont animé Julien y compris dans l'une de ses créations qui utilise de l'huile usagée en miroir liquide pour réfléchir les étoiles. Une composition intrigante, qu'il faut venir voir par défi,  nuancée qu'elle est par la bain d'une roche, comme un regret qui rappelle nos origines terrestres et élémentaires.

Exposition jusqu'au 16 décembre 2017 à La Plomberie

 

 

Les invités de Vladimir à La Lune en Parachute
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