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Publié par A.V.P.

Richert quitte la région

Anticipant les baisses de crédit aux territoires et l'assèchement de la volonté décentralisatrice du gouvernement, l'ancien ministre Philippe Richert a démissionné de la présidence de la région Grand Est dont il avait pris la tête en 2016, avec la fusion de l'Alsace, de la Lorraine et de la Champagne-Ardenne ( ALCA). Il a annoncé aussi à Strasbourg le samedi 30 septembre qu'il quittait la présidence de l'association des présidents de régions ainsi que de toutes ses fonctions électives, renonçant à aller au bout de son mandat.

 

On pouvait penser l'ancien ministre des collectivités territoriales ( de 2010 à 2012 ) bien installé à son poste, pour un mandat difficile mais nécessaire en vue de constituer l'indispensable cohésion de l'ancienne ALCA. Même s'il avait dans un premier temps combattu cette fusion il assumait d'avoir pris la tête d'une collectivité qui n'effaçait en rien les identités régionales.

Un Président sous pression

Consensuel et dynamique, l'ancien professeur de sciences physiques s'était attelé avec enthousiasme et une détermination certaine à organiser le Grand Est, ouvrant des guichets régionaux dans tous les chefs lieux de département comme à Epinal cette année, et animant un soutien économique pragmatique par de nombreux appels à projet. Mais c'était sans compter sur l'effet d'usure du pouvoir et de la contestation de ses partenaires alsaciens qui ne se gênaient pas pour critiquer toutes les actions régionales. A l'issue des dernières élections nationales, ils appelaient d'ailleurs avec insistance au retour des anciennes régions d'avant la réforme de 2015.

En rupture avec le gouvernement

La décision du gouvernement d'amputer les crédits des régions de 450 millions d'euros, annoncé à Orléans lors de la Conférence des territoires par le premier ministre Edouard Philippe a vraisemblablement été la goutte qui a fait déborder le vase. Mais c'est aussi par loyauté pour son parti et ses partenaires que le jeune retraité de 64 ans passe la main dans l'optique des élections régionales de 2021.  "Ce qui est important c'est que l'équipe qui sera candidate se fasse connaître, et que l'on prépare la relève" affirmait il lors de sa conférence de presse.

Le débat est ouvert au sein de la majorité Les Républicains/UDI ( majoritaires à la région ) pour savoir qui se présentera entre la nancéienne Valérie Debord ou le maire de Mulhouse Jean Rotter, tous deux du parti Les Républicains. En attendant le maire de Metz Jean-Luc Bohl, assurera l'intérim à la tête de la région avant l'élection d'un successeur sous quelques semaines.

A.V.P.

Dessin Richert

En rupture avec le gouvernement

La décision du gouvernement d'amputer les crédits des régions de 450 millions d'euros, annoncé à Orléans lors de la Conférence des territoires par le premier ministre Edouard Philippe a vraisemblablement été la goutte qui a fait déborder le vase. Mais c'est aussi par loyauté pour son parti et ses partenaires que le jeune retraité de 64 ans passe la main dans l'optique des élections régionales de 2021.  "Ce qui est important c'est que l'équipe qui sera candidate se fasse connaître, et que l'on prépare la relève" affirmait il lors de sa conférence de presse.

Le débat est ouvert au sein de la majorité Les Républicains/UDI ( majoritaires à la région ) pour savoir qui se présentera entre la nancéienne Valérie Debord ou le maire de Mulhouse Jean Rotter, tous deux du parti Les Républicains. En attendant le maire de Metz Jean-Luc Bohl, assurera l'intérim à la tête de la région avant l'élection d'un successeur sous quelques semaines.

 

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